Que portez-vous en société ?

Elle, elle est bien couverte, enfouie dans sa robe cocon, sapée pour l’occasion. Une voix de synthèse invite et guide. « Êtes-vous tenté par une application qui facilite la vie ? »

Elle réagit et met le doigt dans l’engrenage. Elle s’emmêle dans sa chrysalide vestimentaire pour le rire et le meilleur. Sa jupe de haillon enfante et peuple les histoires qui se jouent devant vous.

Ainsi, sa vie s’effeuille comme un passeport, à fleur de peau, entre chien et loup, à pleines dents, entre vous et elle, un dialogue naît, une ombre passe.
Ce récit décousu est sur la lisière des mots. Ce conte à lecture plurielle est une odyssée du personnel au cœur du collectif.

L’univers visuel déstabilise tout en ajustant de nouveaux repères car l’ordre côtoie un chaos régénérateur. Entre métamorphoses et persistances, elle s’affranchit de son vestimentaire. Et vous ? Vous faites comment avec vos nœuds ? Un nœud sur la langue ?


Jamais 203

Une création théâtrale, corporelle et chantée de Katia Leroi-Godet, mêlant contes traditionnels, haïkus et réflexions sociétales.

DURÉE
15 MN

FORMAT
SOLO

PUBLIC
DèS 7 ANS

JEU
FRONTAL

Une voyageuse atemporelle avance à pas ralentis.

De son « corps-castelet » surgissent trois têtes en cohabitation.

  • La sagesse folle de Nars Reddin, le sage fou du Moyen-Orient (2 histoires).
  • La poésie moderne chantée de Norge (Sur la pointe) et de Reverdy (Tard dans la vie).
  • L’épure d’un haïku de Chôshû.
  • Le songe taoïste du Rêve du papillon.
  • La quête de paix et de dualité d’un conte Cherokee (Le loup blanc et le loup noir).

La version complète pleinement déployée pour la saison 2026/2027 est en recherche de résidence.


« [latãt] » est un poème visuel et sonore autour de la peau, construit en degrés de complexité croissants : un solo (corps + toile de tente), qui devient trio avec l’arrivée du plasticien sonore Gaël Jaton, puis quatuor avec la lumière et une projection vidéo.

 Ce qu’il y a de plus profond en l’homme, c’est la peau» Paul Valéry. Alors fouillons, touchons, caressons de nos mains cette surface. Souillons-la, lavons-la, soignons-la, qu’elle nous livre son chant, sa parole émergeant du chaos. Ce qui est latent sur cette surface, c’est sa profondeur labyrinthique… La vie nous ouvre ses bras, la mort aussi, en attendant le chemin nous ouvre des histoires. 

La toile de tente devient un ventre, un être, un dédale dans lequel le personnage s’enfouit pour retrouver des histoires et redonner sens à un morcellement apparent. Donner sens, donner vie, donner lieu.

Le spectacle travaille la fragilité, l’incertitude, les apparitions-disparitions, et interroge le passage entre dedans et dehors comme métaphore de l’identité et de l’unité recherchée.

« Un jour, je me suis cachée dans une toile de tente : elle était plate comme mes seins, sa peau était claire comme mes nuits blanches, ses arceaux l’avaient gonflée d’audace, mes arts sots l’ont trouvée souple, demeure de ceux qui demeurent, ma toile de tente est devenue la toile de mes mémoires… »

Katia Leroi-Godet.


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Pour des raisons écologiques, économiques et politiques, une version en autonomie technique existe : espace privé, lieu public, salle non équipée.

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