Une femme, une voix de synthèse, une chrysalide de tissus


Elle, elle est bien couverte, enfouie dans sa robe cocon, sapée pour l’occasion. Une voix de synthèse invite et guide. « Êtes-vous tenté par une application qui facilite la vie ? »

Elle réagit et met le doigt dans l’engrenage. Elle s’emmêle dans sa chrysalide vestimentaire pour le rire et le meilleur. Sa jupe de haillon enfante et peuple les histoires qui se jouent devant vous.

Ainsi, sa vie s’effeuille comme un passeport, à fleur de peau, entre chien et loup, à pleines dents, entre vous et elle, un dialogue naît, une ombre passe.
Ce récit décousu est sur la lisière des mots. Ce conte à lecture plurielle est une odyssée du personnel au cœur du collectif.

L’univers visuel déstabilise tout en ajustant de nouveaux repères car l’ordre côtoie un chaos régénérateur. Entre métamorphoses et persistances, elle s’affranchit de son vestimen-taire.

Et vous ? Vous faites comment avec vos nœuds ? Un nœud sur la langue ?

Ce qui nous enferme, ce qui nous relie : Le Noeud

En « clowneuse », je révèle mon irrésistible attirance pour ce qui m’enferme, les injonctions à la conformité, tout en affirmant, mon invisible besoin de liberté, d’autonomie.

Cette odyssée explore notre intimité collective, notre parole silenciée pour que le rire côtoie les nœuds qui nous relient, qui nous séparent ou qui nous transforment.

Nos vêtements nous parlent, nous disent.
J’ai tricoté ce qui me couvre, me découvre, avec
application comme une Pénélope qui aura emprunté du fil
aux trois Parques et j’ai suivi le fil d’Ariane d’une écriture
qui me relie aux spectatreurices.

Avez‐vous fait la traversée du macramé administratif ?
Brodé sur les réseaux sociaux enracinés en plein ciel ?
Tressé vos lambeaux affectifs ?
Vous en êtes où , vous sur le tissu du vivant ?

Ce qui nous enferme, ce qui nous relie : Le Noeud

En « clowneuse », je révèle mon irrésistible attirance pour ce qui m’enferme, les injonctions à la conformité, tout en affirmant, mon invisible besoin de liberté, d’autonomie.

Cette odyssée explore notre intimité collective, notre parole silenciée pour que le rire côtoie les nœuds qui nous relient, qui nous séparent ou qui nous transforment.

Nos vêtements nous parlent, nous disent.
J’ai tricoté ce qui me couvre, me découvre, avec
application comme une Pénélope qui aura emprunté du fil
aux trois Parques et j’ai suivi le fil d’Ariane d’une écriture
qui me relie aux spectatreurices.

Avez‐vous fait la traversée du macramé administratif ?
Brodé sur les réseaux sociaux enracinés en plein ciel ?
Tressé vos lambeaux affectifs ?
Vous en êtes où , vous sur le tissu du vivant ?

,ou comment transformer une chute en une envolée…

Matières récupérées, voix multiples

La forme scénique est hybride à la croisée de la marionnette, du clown, du théâtre, du chant et de la performance.

L’écriture s’inspire d’un état d’être qui parcourt et est parcouru, cela en résonance avec le théâtre visuel contemporain (Lia Rodrigues, François Chaignaud).

Côté voix : l’empreinte de Cathy Berberian, Meredith Monk et Kurt Schwitters pour être avec soi et avec le public qui aura son mot à dire.

Côté matière, l’esthétique de Joseph Beuys, Louise Bourgeois, Chiharu Shiota, l’Arte Povera et les matiéristes pour affirmer un goût esthétique d’un concret qui respire la transformation en passant par l’onirisme.

la lecture de  » La nuit remue  » d’Henri Michaux m »aura été guide avec son funambulisme sur la frontière fragile entre rêve et cauchemar, paix sereine, joyeuse et inquiétudes turbulentes.

L’œuvre ouverte d’Umberto Eco stimule mes parti pris d’écriture.

Sujet/objet, mesure des cases d’identification

Gestion du jetable, écosystèmes.

Corporel, verbal/sonore et chanté, le rapport au sens pluriel des mots.

De l’encombrement à l’allègement, de la voix intime à l’adresse, de l’errance à l’enracinement et vice versa.

Une pensée plastique au service de sujets contemporains

Katia Leroi-Godet

Diplômée du DNSEP de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, du Conservatoire National de Bordeaux en expression corporelle. Elle évolue depuis 2001 sous le nom de Mouton de Vapeur, a parcouru l’Europe, le Canada, le Moyen-Orient et le Japon avec ses personnages de rue Les Quiétils, et développe depuis 2010 un travail de soliste transdisciplinaire. Elle écrit, performe et conçoit la scénographie de Notre application° en 2024.


Anne Charneau

Diplômée de la section professionnelle du CNR de Bordeaux et licenciée en Arts Plastiques à Toulouse. Parcours tourné vers le travail collaboratif : Compagnie des Limbes, Collectif Crypsum, La Boîte à Sel. Cofondatrice du collectif Revlux à Bordeaux en 2018. Elle assure ici le regard extérieur.


Nadine Gabard (soliste et chef de chœur) — Myriam Djemour (soliste alto)


Peuth – Géronimo Casiéro – Patricia Molins – Lesly Carole Desseignet

Buxi – Gaël Jaton – Katia Leroi-Godet



Ilka Schönbein (Theater Meschugge) – Claire Heggen (Théâtre du Mouvement) – Alain Bourderon (Cie La Chouing)


Caractère vocal inspiré des « Tripsody » de Cathy Berberian. Chanson mélodieuse « Les drapeaux blancs », création personnelle. Une adaptation mélodique de la « Berceuse Cosaque », création de paroles, chantée en leitmotiv pour faire entendre les doubles significations des sons. « Youkali » de Kurt Weill et Roger Fernay.

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Pour des raisons écologiques, économiques et politiques, une version en autonomie technique existe : espace privé, lieu public, salle non équipée.

Il se joue aussi en salle équipée, chapiteau, en autonomie technique. *

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